LES TROUPES DE MARINE AU TCHAD (1960-2025)

L’ouvrage « Les Troupes de marine au Tchad », récits et témoignages recueillis par le général Paul Gèze, le colonel (er) Jean-Pierre Dutartre et Francis Simonis, vient d’être publié. 
Une souscription est ouverte du 19 mai au 20 juin, pour une livraison à domicile entre le 21 juin et le 14 juillet : 17€ l’exemplaire avec une participation forfaitaire de 5€ aux frais d’envoi (France métropolitaine uniquement).
Souscription en ligne sur le site de l’association AMAROM (association des amis des archives d’outre-mer) : https://amarom-aix.fr/.

Le 30 janvier 2025, les trois couleurs sont abaissées sur le camp Adji Koseï, mettant fin à cent vingt-cinq ans de présence militaire. Pour la première fois depuis 1900, il n’y aura plus de soldat français au Tchad. Quand le pays accède à l’indépendance en 1960, ce sont pourtant des officiers français qui administrent toujours le Nord du territoire.
Leur remplacement par des cadres venus du Sud en 1965 plonge le pays dans la crise et dans la guerre civile.
Arrive alors le temps des Opex (Limousin, Tacaud, Manta, Épervier, Barkhane), chacune gravant un peu plus le nom du Tchad dans la mémoire des soldats français qui s’y couvrent de gloire. Héritières des Troupes coloniales, les Troupes de marine ont noué avec le Tchad une relation singulière.
C’est cette histoire qu’ont choisi de raconter plus de quarante marsouins et bigors rejoints par quelques camarades des autres Armes. Du soldat au général, chacun nous parle du Tchad, de son Tchad, en toute liberté, avec gravité ou avec humour, avec rudesse ou avec poésie, avec nostalgie ou avec l’espoir que la page n’est peut-être pas définitivement tournée, tant les liens qu’ils y ont tissés sont puissants. Mais toujours avec un profond respect pour leurs camarades tchadiens avec lesquels ils ont combattu sur ce qui fut peut-être, comme le dit l’un d’entre eux, l’une des dernières terres d’aventure d’un monde qui se rétrécit.

« Le Tchad demeure dans les mémoires comme une terre d’épreuve et d’engagement, mais aussi comme une terre de fidélité. Les auteurs de ce livre ne cherchent ni à idéaliser ni à juger. Ils racontent. Avec parfois de l’humour, souvent de la pudeur, toujours de la sincérité. Certains récits sont traversés par la violence des combats ; d’autres par la nostalgie des grands espaces ; d’autres encore par la chaleur des liens humains noués au fil des années. Cette diversité fait la richesse de l’ouvrage. Le lecteur n’y trouvera pas une vérité unique, mais une pluralité de regards qui, ensemble, composent une mémoire collective. Une mémoire de soldats. Une mémoire de marsouins et de bigors. Une mémoire franco-tchadienne aussi. En refermant ce livre, chacun comprendra sans doute un peu mieux pourquoi tant d’hommes, après y avoir servi une fois, n’ont jamais réellement quitté le Tchad. Parce que certaines terres ne vous quittent jamais ».

Général Paul Gèze